National Program for Community Empowerment

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Des projets ont été effectués dans le domaine humanitaire, tel que l’assistance pour le développement de l’éducation, qui s’est traduit par une croissance du taux de scolarisation. L’ambition de l’IDA dans son programme national est d’assurer dans un premier temps la scolarisation pour tous jusqu'à l’âge de 12 ans puis jusqu’à l’âge de 14 ans. Le taux d’inscription à l’école primaire augmente de 10 % par an depuis 2003 et l’écart social se comble avec une augmentation significative de ce taux d’inscription parmi les castes et tribus défavorisées.

Dans le secteur de la santé, l’IDA participe à des programmes pour lutter contre le taux de mortalité infantile et réduire les maladies transmissibles et handicapantes. Le taux de mortalité due à la tuberculose a été divisé par 7 grâce à l’application du protocole DOTS (Stratégie du traitement directement observable). La mise au point des techniques chirurgicales a permis d’effectuer 15,3 millions d’opérations et de sauver la vue de patients atteints de la cataracte. Pour la lutte contre la lèpre, l’Inde et l’ADA ont mis au point un programme de dépistage et de soin de la lèpre, non seulement au niveau national mais aussi avec une approche décentralisée qui a fait chuter le taux de personnes atteintes de 5,3 à 1,3 sur 10 000 personnes.

Le secteur rural est l’objet de soins particuliers en développant des programmes de travaux d’irrigation, d’extension agricole et de productivité, tout en veillant à l’amélioration des moyens de subsistance dans ces zones. Par exemple, dans l’Uttar Pradesh, le traitement des sols salins gorgés d’eau basé sur des innovations technologiques a permis de réinvestir des terres agricoles. La modernisation des circuits de distribution, la formation sur les techniques agricoles et la création de microcrédits ont créé des emplois pour les plus pauvres et l’entretien et la construction du réseau routier dans 8 Etats à permis une meilleure circulation des denrées périssables et un développement du commerce en offrant aux producteurs la possibilité d’avoir un accès direct aux marchés urbains.

Au regard des expériences acquises, un bilan a été établi et il en ressort que les efforts doivent se poursuivre vers une augmentation des investissements pour soutenir la croissance du PIB à 8 %, mais que des Etats sont encore en retard, ce qui génère une inégalité régionale (ce sont les états les plus peuplés de l’Inde où vivent 65 % de la population pauvre : le Bihar, l’Uttar Pradesh, l’Orissa, le Jharkhand et le Chattisgarh ). La majorité des travailleurs ont un emploi précaire, intermittant, seulement 10 % de la main d’œuvre est employée officiellement dans le secteur privé. Une inversion de ce taux irait vers une productivité accrue dans des secteurs plus structurés. Un effort notable doit se faire sur l’égalité des chances pour les castes et les tribus (1/4 de la population), les personnes handicapées et les femmes. Le Sida a un lourd impact sur la santé de la population et seulement 6 états sur 27 représentent, à eux seul, 30 % de la population indienne atteinte par le virus VIH. Les catastrophes climatiques ou naturelles sont particulièrement prédominantes en Inde et il est impératif de s’y préparer pour prévoir la façon dont la crise peut être gérée. Au sein des villes, une aide doit être apportée aux services municipaux pour développer des infrastructures comme l’approvisionnement en eau, la récupération et la gestion des déchets, le transport, la sécurité et la pollution afin de pouvoir contrôler le processus d’urbanisation.